12 novembre 2018

Du HelpX dans un zoo en Australie | Témoignage de Max

Après son récit sur sa saison de ski en Australie, Max nous parle de son expérience en HelpX dans un zoo. J’espère que ça vous plaira et si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires, il se fera une joie d’y répondre.

Le HelpX, c’est quoi Marcel ?

Sachez d’abord que le travail volontaire tels que le HelpX, le Woofing, et le Workaway ne permet plus de remplir les conditions qui vous guideront vers le Saint Graal, une deuxième année à dorer ses miches au soleil.

Ceci étant dit, il n’en demeure pas moins que cette expérience est à mon humble avis, un véritable “must do”. En effet, elle vous permettra de faire quelques économies substantielles. Mais aussi de partager tant au boulot, qu’autour de repas souvent bien copieux, la vie à l’australienne avec les locaux. Et dans le meilleur de cas, vivre une ou plusieurs expériences complètement hallucinantes.

Petit rappel du principe : quelques heures de labeur contre un endroit où ronfler et de quoi grailler. Malheureusement, même dans ce genre de structure, il existe des mauvais plans et il est donc de mise de ne pas accepter n’importe quoi. N’ayant aucun contrat ou forme d’obligation officielle, rien ne vous empêche de déguerpir en cas de mauvaise surprise. Il existe un site officiel pour le HelpX, où après souscription ridicule, vous aurez accès aux commentaires des volontaires précédents.

Les jobs proposés sont très variés. Ils peuvent être basiques comme du fruit picking, de la construction, du gardening. Ou plus originaux, comme en témoignent ceux ayant bossé avec des dauphins, dans des zoo, des refuges ou des hôpitaux pour koalas ou kangourous par exemple…

Un petit résumé de mon HelpX dans un zoo

Le zoo en question se nomme le Daintree Wild Zoo. Il se situe pas très loin de la Daintree Forest (dans le Queensland) à 1h30 au nord de Cairns, 25 minutes au nord de Mossman.

Quel est le boulot demandé ?

Six heures de travail par jour avec un tea time d’une demie heure à 9h30. La journée se décompose en deux parties de 7h à 13h. De 7h à 9h30, nous allions nourrir les animaux de la partie du zoo qui était sous notre responsabilité. En plus de les nourrir, nous faisions un peu de nettoyage, que ce soit les poubelles, les enclos, les gamelles etc…

De 9h30 à 10h, tea time ! Du jus frais, du café, du thé, de la confiture, du beurre de cacahuètes pour tartiner votre pain grillé et reprendre des forces pour la suite. Le tea time est aussi une belle occasion d’échanger avec Dona et Gill, les tenanciers du zoo depuis des années. Anecdotes en tout genre. Ils m’ont aussi beaucoup renseignés sur les choses à visiter aux alentours lors de mes jours off.

De 10h à 13h, je faisais tout et n’importe quoi. De la réparation d’enclos à la tonte des pelouses en passant par le nettoyage des voitures ou des chambres d’hôtes. Je faisais, pendant les trois dernières heures de mon shift, tout ce que Dona et Gill avait planifié pour moi.

Nous partions parfois en vadrouille à trois heures du zoo et pour quelques jours avec Dona ou Gill pour continuer l’aménagement de la petite ferme qu’ils ont acheté pour leur retraite.

Pour l’accommodation et les repas ?

Nous avions à notre disposition un logement réservé pour les volontaires. Un grand salon avec cuisine équipée, une TV et 3 chambres. Un coin douche avec toilette également réservé aux helpers. Nous avions accès à la piscine et au zoo jour et nuit gratuitement. Des wallabis en libertés venaient occasionnellement mandier aux fenêtres.

Pour les repas, si il arrivait que Dona et Gill proposent de partager avec eux de manière occasionnelle celui du soir. Nous mangions la plupart du temps de notre côté, la nourriture était régulièrement donnée par Gill. Nous avions également la possibilité de remplir une “wish list” dans laquelle nous pouvions demander quelque en particulier.

À savoir, le zoo récupère la marchandise non vendue du Woolies (supermarché) de Mossman pour nourrir certains des animaux. Dans ces invendus, il y a très souvent des produits dont la date est dépassée mais qui restent frais et d’excellente qualité. C’est en grande partie ces invendus que j’ai mangé. J’ai vu d’ailleurs, de nombreux commentaires de volontaires étant choqués qu’on ose leur donner ce genre de nourriture. Je comprends ce genre de réactions mais moi j’ai toujours bien mangé (beaucoup de produits frais) et ça ne m’a jamais posé aucun problème.

Sachez que si vous êtes véhiculés, rien ne vous empêche de faire vos propres courses. Le Woolies est à une vingtaine de bornes. Il y a même une station essence avec un petit shop d’appoint à 2 minutes du zoo vers Mossman mais tout y est très cher.

Compétences et exclusions

Aucune compétence particulière n’est requise pour cette expérience. Il faut simplement être capable de travailler sous un climat tropical avec une saison sèche et une saison des pluies. Il fait chaud toute l’année, mais il faut nourrir les animaux tous les jours, qu’il vente, qu’il pleuve, où quelque soit les conditions.

L’humidité dans l’air est très présente et il fait donc souvent très lourd. La période la plus favorable étant entre Avril et Novembre, la chaleur est parfois difficilement supportable mais au moins il ne pleut que très rarement.

Les végétariens et vegans sont malheureusement pour eux, exclus d’office. Les gérants du zoo auraient eu trop de problème avec eux lorsqu’il s’agit de préparer des morceaux de viande ou de donner des poussins morts aux animaux pour les nourrir. Pas de fumeurs non plus. Enfin, s’il n’est demandé aucune expérience particulière, sachez tout de même qu’il ne faudra pas avoir peur d’être sale. Nettoyer les excréments, ramasser à la main la nourriture pourrie non consommée et autres missions de ce genre font parties du job.

Concernant la langue, sans être bilingue, il vaut mieux être capable de comprendre et de se faire comprendre. Attention, Gill a un accent particulier du bush et certains natifs avaient même du mal à le comprendre…

Mon avis perso sur mon HelpX dans un zoo

Après avoir passé 4 semaines dans ce zoo, je peux dire que l’aventure valait la peine d’être vécue. Ce que je vois quand je fais du volontariat, c’est l’occasion de faire quelque chose que je ne pourrais pas faire en France (les places en zoo ou refuges sont chères et peu voir pas accessibles sans diplômes).

Maintenant et afin d’être complètement honnête, 4 semaines mais pas plus ! Pourquoi ? Le boulot lui même… Passé le moment de nourrir les potes, le reste peut devenir vraiment ennuyant (ramasser les feuilles mortes qui tombent toujours plus, les branches de palmiers, etc …).

Honnêtement, ça s’appelle zoo mais pour moi c’est plus un refuge. Ça ne tourne que grâce aux volontaires ainsi qu’aux deux proprios. C’est pas très grand et on sent que ça se dégrade. Le concept c’est zoo, bed and breakfast. Mais le manque de budget ne leur a pas permis de développer le site autant qu’ils l’auraient souhaités.

Et l’ambiance dans tout ça ?

Gill est très sympa mais particulier. Il n’hésitera pas à vous dire “good job” et vous remercier quand vous faîtes quelque chose de bien mais en même temps il a une façon de parler qui fait souvent fuir les backpackers en quelques jours. En effet, fucking idiot, stupid cunt, bastard et autres insultes sont des paroles de son langage quotidien. Ce n’est pas méchant mais je me suis demandé plusieurs fois si il fallait que je lui fasse fermer sa bouche ou pas.

Finalement, n’ayant à ce moment pas de voiture, j’ai jamais rien dit et ce n’est pas vraiment dans ma nature. Bref, après 4 semaines tu ne retiens que le positif et y en a pas mal, mais avec lui ça peut être parfois un peu tendu. A part ça, il est plutôt cool. Il vous emmène au Woolies si vous avez besoin. Il vous invitera avec sa femme à partager certains repas. Et il joue au squash dans une salle de fitness où il vous propose d’aller avec lui pour 10$ la séance. Il m’avait filer 2 cubis de vin rouge un jour où j’avais bossé un peu plus que de rigueur.

Donna, sa femme, est top. Facile à comprendre, elle partagera avec vous de nombreuses anecdotes.

Finalement, l’expérience de Max n’aura pas été rose tous les jours, mais comme il le dit plus haut, c’est une chose qu’il n’aurait pas pu faire ailleurs sans diplômes. C’est donc une réussite pour lui !

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